Séminaire  « économie alternative au capitalisme »

21/22 février 2009 - Saint-Jean-du-Gard

Compte rendu atelier Don, valeur d'usage

 

 

Sergio : cf. Smith Ricardo, « Marx, critique d'une économie politique »

Liaison à l'anthropologie

Acceptation du mouvement, sortir d'une pensée figée, notion d'effondrement.

Michel Le P. (Romans, Mai et OC) : réflexion sur les mots "Alternative concrète"

Abstrait > extraire (induit une séparation)

Concret > alternative reliée à des activités, et à une réflexion

Idéologie > importance de créer de la réflexion

Pas de ghettoïsation

Jean-Luc S. (Saint-Jean, association d'individus) : souhaite ajouter le mot déséquilibre (fait référence  à la Guadeloupe, à la Grèce) à accentuer (dans l'idée de faire peur)

      Sylvie : être un « nous », et lui donner des liens + concrets

      Jean-Luc S.  parle de religare (...), du fondement de se nourrir, de la nécessité de relocaliser le jardinage (ne pas s'entêter dans des schémas productivistes).

            Robin (Lyon, étudiant socio) : recherche d'affrontement ?

            Ricardo (Saint-Jean-du Gard, militant associatif) : opposition à la logique de produire plus pour distribuer plus, consommer plus...

« Nécessité fait loi »

            Sergio ramène à l'idée de transition. Théorie nécessaire à la mise en place de pratiques. Nécessité de sortir de la religiosité (ex. : salariat volontaire).

            Jérôme (Tarn, paysan) : oublier l'affrontement, jeu auquel on ne peut (ni ne veut) pas jouer : instaurer du concret (jardins collectifs…), prouver que cela fonctionne suffit à induire que le  système n'a plus lieu d'être.

           Christelle (ville, ici, urbaniste) : cadre de références concret, énonciation de principes clés auxquels se référer

            Sylvie : parcours personnel : souffrance, pratique-théorie, partir de la vie quotidienne amenant à construire, devenir un exemple pour les autres. Risque au quotidien.

            Jean-Luc : utopie concrète (topos: sol)

            Hugues :  proposition de gestion alternative du temps (faire plusieurs choses qui intéressent)

Exode rural <=> exode urbain

            Daniel B. (Hérault) : notion de don à réintroduire. Services publics dans les années 70 > rentabilité, efficacité commune (ex.: les communs).

                       Ricardo : mise en place d'alternatives concrètes met obligatoirement en face d'une violence > possibilité de s'affronter, de lutter (cf. texte des 9 sages, Guadeloupe), accentuer un déséquilibre, il ne s'agit pas de faire front, s'emparer d'idées opérantes, ne pas évacuer l'idée du conflit

            Sergio : relocalisation du politique (sortir du parti qui lave plus blanc, du consumérisme), capacité de prendre en main nos vies quotidiennes.

            Claude (Ardèche) : désobéissance, résistance non violente

            Michel fait référence au marxisme : sujet, classe ouvrière ; rythme/méthode, révolution

affronter ≠ résister

Qui va défendre une dictature de ce qui aura remplacer le prolétariat ?

cf. Alexandre M. Jacob

            Sylvie : conflit = rapport de force à peu près égale ≠ agression (à rapprocher de ce qui s'observe dans les cas de violence conjugale). Pacifisme à défendre contre la violence, l'agression...

            Jean-Luc : > anxiogène

            Ricardo rappelle qu'en Grèce, s'exprimait une grande diversité d'âge, de classe.

            Robin parle des manifestations à Vichy ayant rassemblé de 3 000 à 4 000 personnes qui soutenaient la violence comprise comme une réponse à une violence bien plus grande : « Allez-y ! »

            Daniel > faculté de récupération du système

            Sergio : dépassement du spectacle (ne pas éliminer la crise, mais le système)

            Jenofa (Pays basque) : mouvement social à prendre dans sa globalité.

            Eric :  ramène à la terre et à ses occupants/usagers.

 

            Jean-Luc Lambert (signé Guéguaut) > usologie, distributisme

            J-Luc :  difficulté pensée locale / mondiale - sortie de la novlangue (Sergio) -, avoir une théorie commune, compréhension du réel, réinventer (retrouver des racines).

            Jean-Daniel : il s'agit d'être a-système, de survivre.

            Sylvie : don, croyance (constitutif de notre être). Ne pas se condamner soi-même à ne pas avoir de sentiments d'irrationalité. Gratuité dans nos usages.

 

Distributisme

            J-Luc (SEL gardois, Attac) : monnaie de singe.

Maîtrise des usages par les usagers.

Taxation > redistribution (pansement, adaptation).

Disponibilité de production par code-barre, travail en petites unités sans contraintes liées au salariat, relocalisation, solidarité.

Opposition à tout ce qui ne convient pas.

            Robin : problème de ce que garde le distributisme/usologie (contrôle, technologie)

            Hugues : carte à puce = produis du capitalisme, exempt d'idéal.

            Caroline : Google (sens dans les informations)

Que nenni !

Nouvelle économie (pire) > absence de loi

Enjeux de la technologie > gagner plus d'argent.

Technologie dans un système « bon » pour l'homme !

            Etienne : cf. Bergson (absence de supplément d'âme). Qui peut dire  ce qui est bon pour l'homme ?

            J-Luc : 

- Technique sans morale.

- Sédentarité ou nomadisme.

- Besoins, droits, devoirs > désir, supplément d'âme.

            Michel Le P. : statuts de l'objet technique ne sont pas neutres (cf. « Du mode d'existence des objets techniques »)

Il n'y a pas de bon usage du fusil (cf. film M. Moore),

Bon usage/mauvais usage (question morale que nous ne devons pas nous interdire).

            Jérôme : qui a inventé les outils (ordinateurs) ? Ne pas l'oublier (ex. : bon usage de l'Internet, illusoire) > créer d'autres outils (cf. Miguel Benassayag (bien - vie / mal - mort).

            Eve  (Montpellier, étudiante en agronomie) :  : supprimer une technique > supprimer toutes les techniques  ? La technique n'est pas à rejeter en totalité.

            Hugues : création de besoins artificiels. Outil = prolongement de la main. Paranoïa > conscience d'une manipulation > importance de sortir de la logique des profits (cf. Derudder)

            Sergio : problème avec les modèles miracles. Importance de posséder des valeurs communes. Problème transformer bon/mauvais en bien/mal > culpabilité.

Expériences fondées sur le réel.

            Ricardo : leurre d'avoir une vie plus intense aujourd'hui. Pas de neutralité de l'objet qui porte un monde, des valeurs, de l'aliénation (cf. « L'obsolescence de l'homme », idée d'objet néfaste).

            Caroline : usage, organisation par rapport à Internet (logiciels libres, organisation en réseau, non hiérarchique - image de la toile).

Artistes de la technologie, outils collaboratifs, toujours ouverts / mésusage (bruit), perte de sens > responsabilité des pratiques,

Chaînon manquant : la période de transition.

Prêcher la lenteur (décolonisation de l'imaginaire) permettant un rapport plus naturel avec l'autre.

            Eve : problème de dépendance (pouvoir se passer de l'objet), adhésion.

            Sergio : sortir de la mystique, du discours obscurantiste, question usage/mésusage (faux besoins).

            Michel le P. : question des limites. Société « expériencielle ».

            Hugues : dépassement des limites

            J-Louis : expériences d'autonomie à multiplier. Témoigne de la  richesse de Longomaï.

            Elyse : Cravirola, autonome complètement.

            Sylvie B. : apprendre à faire, mais pas tout,communauté d'intérêts > ne pas refuser le lien social.

            J-Luc : l'économie cognitive (échange de savoir-faire).

            J-Daniel : désapprobation, organes de décision au dehors des gens, réappropriation par le local, apprendre à se relier.

            Robin : formatage (ex. : par rapport au don qui induirait l'échange)

> travail sur tous les plans de désapprentissage.

            J-Daniel : dépassement de l'individuel/don.

            J-Luc Lambert : penser que l'armée sera toujours derrière des techniques (besoin de décoloniser l'imaginaire). Choix des activités à l'intérieur des entreprises : entreprendre, oui, mais pour faire quoi ?

 

Don, gratuité...       

Robin : en réponse à l'éducation à la compétitivité, faire l'expérience des jeux coopératifs avec les enfants (jeu André Duny) dans lesquels le but du jeu n'est pas de gagner.

            Elise : différence avec le don matériel.

            Michel Le P. : « N'oublie jamais que celui à qui tu donnes ne te le pardonnera jamais » (saint François d'Assise)

Don > prise de possession. Obligation de donner, de rendre. Dimension symbolique. Don inscrit  dans un système de réciprocité. Dilemme du prisonnier.

            Sergio : ne pas confondre « don » et « cadeau »

Don, de l'ordre de l'être et non de l'avoir (don primitif dans les populations mammifères).

Don, acte égoïste sain, fonction d'abandon

Ex. Potlatch (don > dette) : rendre au moins ce qui est donné (dimension barbare > suicides, etc.)

> travail, valeur d'échange

don > relation de pouvoir ou relation de solidarité (ex Clem)

            Hugues : ce qu'on donne nous appartient-il ? (bien commun)

Question de propriété > besoin de sécurité.

Participation de chacun aux tâches difficiles.

Prêt sans spécialisation pouvant s'apparenter à un don.

            Sylvie : don - dette

Don parental, don associatif (englobant, protecteur > gratuité).

            Daniel : constat que chacun se penserait comme une finitude. Vie à concevoir comme un flux > d'autres relations avec les autres.

Don rivalité (potlatch)

Kula : circulation d'objets symboliques (collier de coquillages)

> faire du social (obligation de circulation)

« On a tout à y gagner » (ambivalence = réalité du don)

Lui préférer l'échange (?)

            Sergio : don de la pratique, pas de la représentation.

            Jean-Daniel  : fait concret de groupe, rapporte l'expérience de mutualisation de matériel.

            Clem : convaincu que seuls le don, la coopération peuvent nous sortir de la mouise.

Témoigne de son expérience au DAL (vécu de discrimination de populations en difficulté les unes par rapport aux autres) > urgence d'expérimenter, au risque de se casser la gueule.

Conscience de finitude.

            Jean-Luc : réseau semences paysannes > droit d'usage  et d'échange de graines (c.f. François Hallé)

            Irène : « transition »,  « concret » > déception

            Jean-Luc (Guéguan) : > approfondissement

            Hugues : volonté de coélaboration, au-delà du colmatage. Proposition de reprise des médias (également bien commun)

            Caroline : gratuité (?), différente du don (biens communs, art, beauté). Faire des choses qui donnent du sens à sa vie :  C. évoque ce qu'elle réalise personnellement (« journal intime collectif », sorte de travail d'archivage)

            Eve : problème de la gratuité pouvant induire de l'abus, une forme de facilité. Il est important de donner une valeur à ce que l'on produit.

            Jean-Luc fait référence à Joseph Beuys.

            Pierre : exploration des alternatives en route, dans un contexte de dictature en marche (démocratie devenue autoritaire, totalitaire). Nécessité de théoriser avant de fédérer : traiter de la difficulté de passer des systèmes pyramidaux à l'autogestion... Cf. absence de structures juridiques pour créer des écohameaux.

            Jean-Daniel suggère d'adjoindre des élus à nos réflexions (lors de prochaines rencontres).

            Clem invite déjà à ne pas baisser les bras.

            Sylvie se réjouit des vides juridiques qui sont aussi à considérer comme autant d'opportunités.

Elle parle du fleurissement des yourtes comme alternatives de vie au tout-béton, forçant le respect face à l'acte de résistance qu'il constitue, et amenant au final une forme de reconnaissance.

            Daniel appelle à la création de noyaux de nucléation. 20% de la population peut suffire à emmener les autres gens en les intéressant dans différents domaines (santé, logement, agriculture...) : prendre des initiatives, créer des liens, mettre en place des concepts à développer, offrir une forme de chaos créatif et désirable.

            Pierre : à propos des échanges d'innovations, évoque les enjeux du laisser-faire ou de l'empêchement (exemple des semences paysannes constituant par leur existence même une remise en cause générale).

En matière de médecine, d'agriculture, nous avons à réfléchir aux niveaux poétique et prosaïque.

            Michel en réponse à Jenofa : les alternatives concrètes nous obligent à réfléchir. Le bilan n'est pas nul. Ce n'est pas parce que l'on fait quelque chose que l'on sait ce que l'on fait. Il ne faut pas perdre de vue les capacités de récupération de l'idéologie dominante.

            Jean-Luc G. parle du piège de la société du spectacle (cf. Guy Debord) 

            Ghyslaine exprime l'attente d'une grille de lecture face à la difficulté de percevoir les enjeux de la transformation.

 

The Transition

Luc et Mathilde (étudiants) exposent le mouvement The Transition (né en Angleterre en 2005 et lancé par des profs de permaculture) en réaction à la rareté du pétrole et autres ressources fossiles et au réchauffement climatique, dans l'objectif de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre.

Il existe une centaine de groupes locaux en action dans les pays anglo-saxons, la vitrine du mouvement étant à Totnes, dans le Devon. Certains groupes se sont spécifiés dans les problématiques liées aux grandes villes, en référence aux expériences de blocus durant la seconde guerre mondiale obligeant les populations à reconquérir leur autonomie alimentaire.

Les « transitioners » proposent de réussir la transition dans une forme de résilience appliquée à des communes/groupes locaux (la résilience consistant dans la capacité à absorber un choc sans s'effondrer). L'idée est d'imaginer l'après-pétrole en préparant un programme à rebours (reconversion...). Taiji, macrobiotique, végétarisme, renouveau spirituel participent de la transition  de lieux se réclamant comme terres de résistance à l'image des Cévennes ou du plateau de Millevaches.

Initiatives de transition :

- relocaliser, favoriser les circuits courts,

- créer des monnaies locales acceptées dans une majorité de magasins,

- se réapproprier des savoirs anciens (certains groupes se spécialisent dans le recueil de témoignages de personnes âgées,

L'objectif étant de rendre les choses envisageables et de se donner une occasion de se réapproprier sa vie, en recréant une sorte de communauté ou voisinage  réintégrant un maximum de gens à la vie sociale.

Les « transitioners » ont défini douze étapes à suivre :

1) créer un groupe,

2) sensibiliser un maximum de gens afin de dépasser le sentiment d'impuissance

3) poser les fondations (reconnaître les groupes amis)

4) organiser une grande fête de lancement

5) constituer les groupes de travail (habitat, transport, énergie, psychologie, recueil de témoignages...)...

 

x) poser un plan descente énergétique (sorte de processus « Négawatt »)

Exemple : transformer un parking en potager.

 

Ils font un bon travail pédagogique et bien que leur démarche ne parte pas d'une critique du capitalisme, leur programmation, les amène de fait à être antiproductivistes.

 

            Clem s'interroge par rapport à l'optique de ces groupes vis-à-vis du foncier. Dépassent-ils ce qui, vu de l'extérieur, pourrait s'apparenter à de la « boboïsatison » sans une mise en cause de la propriété privée et une appropriation des moyens de subsistance.

            Mathilde table sur une remise en cause de fait dans l'ordre de la réflexion.

            Sergio s'interroge sur la réalité/virtualité de ces expérimentations et la relation décisionnelle sur le lieu de réalisation    

            Luc parle du peu de remise en cause des institutions si ce n'est la volonté de donner plus de pouvoir au conseil municipal qu'au district.

            Claude s'interroge sur l'intérêt d'indexer le court des monnaies locales sur celui de la livre sterling.

            Luc : garantie de la valeur, acceptation par les magasins, possibilité de change immédiat.

            Jean-Luc : choc - résilience - transition ou TRANSFORMATION ?

            Mathilde : ??? (fait référence à Exeterre consistant à donner une semaine de son temps au travail de « reconquête » agricole...) à préciser/vérifier,

            Ghislaine se demande comment une transformation radicale peut s'opérer sans une critique préalable.

 

Yourtes et habitat léger

Sylvie délivre, préalablement à son intervention sur l'usage des yourtes au regard du Code l'urbanisme, un message par rapport à son électrosensibilité qui la définit comme une sorte de réfugiée sanitaire...

Yourte = habitat parfait, modeste, léger, réponse à une demande économique, écologique, mais également psychologique, spirituelle, féminine. Il est une troisième peau, à la fois ventre, corps et foyer.

La « tente » dans l'imaginaire collectif (un peu avec le DAL, les Enfants de Don Quichotte...) =   symbole du dernier moment de l'exclusion sociale, d'où une difficulté à appréhender les habitats légers comme pouvant être choisis, voire désirables.        

Non seulement il n'existe pas de droit lié à ces formes d'habitat, mais le combat pour leur reconnaissance touche à toutes les sphères du vivant.

Le début de la crise avec le crédit, la surconsommation a amené certains à se mettre en situation de n'avoir plus  rien à se voir prendre ou reprocher.

La démontabilité/réversibilité des yourtes et autres formes d'habitat léger donne une cohérence, une justesse à défendre face aux pressions, à la contestation, à la discrimination.     

La croyance dans ce que l'on vit, dans ce que l'on est légitime de s'approprier ce nouvel usage et de profiter du vide juridique pour s'installer  un peu partout et faire loi.

Néanmoins, elle fait état d'un travail juridique fait par elle-même et Halem et repris depuis par les importateurs de yourtes dont elle dénonce ici les dérives.

Sylvie en appelle à la gentillesse, à la charité, à la bienveillance de chacun et au soutien systématique de tous les combats individuels

 

            Caroline appelle à l'élargissement de notre soutien à la cause de l'ensemble des nomades discriminés.

            Jean-Luc fait le parallèle au situationnisme.

            Sylvie rappelle que la répression n'est pas seulement liée au droit de propriété, et que les nomades réclament simplement d'avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs que le reste de la population.

            A la question de Marc sur les toilettes sèches, Sylvie fait état d'une militance sur la totalité équipements réversibles.

            Ghyslaine axe la réflexion sur le camping (base de plein air à vocation touristique)...?

 

Halem et Terre de liens

Clem intervient à la fois sur Halem (réseau de cabaniers) et sur Terre de liens

1) Des décrets traitent du statut des voyageurs et non de leur habitat : « ethnicisation » (ex.: carnet de circulation venu remplacer le carnet anthropométrique)

Le label PNR a provoqué une pression foncière.

Critique du caritatif : il serait préférable de faire « avec » plutôt que de faire « pour ».

La loi Besson a fait obligation d'accueillir les gens du voyage : aménagement d'aires liées à l'appartenance religieuse, limitation de leur occupation en temps (moins de deux mois d'affilés, avec pas plus de trois retours par an), problème de localisation de ces aires de déscolarisation des enfants.

Pression de l'habitat léger choisi.

NB : installation des CHRCS > RSA impliquant démission, liberté (?)

            Daniel : respect des textes européens > attaque de la Halde

            Clem fait état de droits de circulation attribués aux Roms différents de ceux du reste de la population européenne!!!

FNASAT (?)

Les droits administratifs sont souvent liés au logement

            Daniel ajoute que, dans le Code de l'urbanisme, le paiement de taxes n'ouvre  pas nécessairement de droits.

 La question serait l'obtention pour les nomades d'un minimum de droit.

 2) Terre de liens existe depuis 2002 ; elle fait de l'éducation populaire (remise en cause de l'abusus) et du conseil en montage juridique.

Les GFA, SCI... sont des outils devenus inadaptés, à réévaluer dans l'objectif de sortir les terres de la spéculation et de redynamiser les zones de déprise.

Elle a mis en place deux outils discutables:

-  une société en commandite par actions (ancêtre de la SARL)pour faire perdre le pouvoir de décision de l'argent. Avec l'autorisation de l'AMF, elle lance un appel public à l'épargne avec des garanties de sûreté. Elle a déjà récolté 5 millions d'euros et permis l'achat de 15 espaces.

Limites : absence de remises en cause de la propriété privée, validation d'un système favorisant ceux qui paient l'ISF.

- une fondation permettant le don de terres.

            Daniel met en garde sur le fait que dans une SCA favorisant le don dans des placements éthiques, il était possible pour les héritiers de se retourner contre la société pour « don abusif ».

            Clem précise que la NEF est partenaire à 50%

Baux agricoles/prix des denrées cultivables - procédure de terre inculte (liée à la valeur intrinsèque)

Les commissions d'orientation agricole devraient résoudre le casse-tête d'avoir à démontrer la sous-exploitation de terres.

cf. art. 554 du Code civil : « SAUF » censé servir le droit collectif passant avant le droit de l'individu. Or on constate toujours que le petit propriétaire a plus de pouvoir que le monarque.

Des outils :

- droit de préemption des collectivités locales

- remise en cause de la valeur du bien. Dans ce cas, la Safer peut interdire la vente pendant cinq ans, ce qui peut être aisément contourné par une mise à bail préalable à la vente.

- PLU - un commissaire enquêteur juge de la pertinence des remarques (ex.: garder des terres en zone agricole).

Invitation à lire « L'impossible propriété absolue » de Joseph Combi

Droit à la subsistance supérieur au droit de propriété (différent du droit d'usage)

Usus - fructus - abusus (pouvoir d'aliéner)

            Pierre parle d'élargir la notion d'abusus.

La suppression du « S » à propriété comme droit inaliénable et sacré a favorisé la domination de l'abusus. 

            Daniel donne le nom d'une avocate de Montpellier « militante » : Sophie Mazas. L'avocate de Sylvie : Sophie Ribault-Astié.

            Caroline : valeur intrinsèque des terrains non constructibles : sol...?  

            Sylvie invite à une coordination des associations pour une mutualisation de la lutte, l'échange d'informations juridiques et le soutien financier

            Pierre attire notre attention sur la pollution de terrains non constructibles.

            Sylvie dit que nous avons aussi à être sur les terrains « désaimés » (> dépollution)

  cf. Howard Zin (éd. Agone).

 

             Daniel propose de créer des réseaux informels de communication/bienveillance réunissant des compétences dans un objectif d'efficacité.

            Christian poursuit en demandant une continuation des contributions.

            Caroline remet en cause l'outil. Son point de vue est que le contenu induit des structures. Il s'agit d'organiser les contenus (sens de la hiérarchie de l'information). 

 

Tontine

Jérôme, paysan, s'est installé sans l'aide des banques, grâce à un système de tontine consistant à emprunter de petites sommes (sans intérêts) à une multitude de personnes.

Chaque projet soutenu de la sorte étant bâti indépendamment, librement.